Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 22:02

Les Grenadines de Saint Vincent – Février 2009

 

Nous partons de la Marina de la Pointe du Bout, Trois Ilets, Martinique, en direction de l’île de Bequia (prononcer « Békoué ») qui fait partie des Grenadines de Saint Vincent.

 

Nous mettrons un jour et une nuit pour atteindre Port Elisabeth, principal mouillage de Bequia et point de passage obligé pour les formalités de douane et d’immigration. Nous avons longé de nuit l’île de Ste Lucy et de St Vincent. La navigation s’est révélée parfois sportive avec en moyenne 25 nœuds de vent au travers et 2 mètres de creux dans les canaux, entre les îles, alors que nous avons dû mettre le moteur lorsque nous étions sous le vent des îles ! Arrivée sur les « chapeaux de roues » à Bequia, au pré, avec 30 nœuds de vent et une mer creuse et courte. A l’entrée du mouillage de Port Elisabeth, nous sommes attendus par un « boat-boy » qui nous escorte jusqu’à une bouée. Nous étions au courant de cette pratique et nous ne sommes donc pas surpris. En effet, afin de préserver les fonds marins, d’obtenir une recette substantielle des touristes et de fournir du travail aux locaux, l’amarrage sur bouée est payant. Les « boat-boys » sont des hommes, munis de bateaux en bois peints de couleurs vives et ayant un moteur hors-bord puissant, qui aident les plaisanciers lors de l’amarrage sur bouée, qui font office de taxi sur l’eau, qui vous fournissent la langouste locale ou du pain selon vos besoins et moyennant pourboire.

 

L’île de Bequia est petite (10 km2), avec tout de même un peu de relief. Les gens sont affables et, bien qu’habitués aux touristes, ils ne les harcèlent pas. Les taxis et les vendeurs de T-shirts sont nombreux aux abords du ponton d’amarrage des annexes. On se fait interpeller par les conducteurs de taxi mais de manière simple et sans insistance. Comme nous nous plaisions à ce mouillage, nous restons quelques jours. Nous avons ainsi le plaisir de voir évoluer deux pélicans bruns de très près ! Il viennent se nourrir tout les soirs, à la même heure, près de la plage et nullement incommodés par les plaisanciers sauf si on approche de trop près avec l'annexe !






Nous en profitons pour visiter la ferme des tortues et, par la même occasion, avoir un aperçu de l’île en la traversant pour aller à cette ferme.

Le tracé des routes, en béton, est sommaire : une croix raliant les quatres points cardinaux. Il n'y a parfois que la place du taxi pour passer entre deux palissades de végétation dense et colorée. Les fleurs abondent et émaillent le paysage d'où émergent de grands cocotiers et des villas que l'on devine somptueuses. Il est vrai que Bequia est tout à côté de Mustique, l'île aux milliardaires tels M. Jagger et la Princesse Anne... Le tourisme "select" sur chaque île des Grenadines s'est développé et l'on trouve un hôtel 5 étoiles sur chacune.

Nous arrivons à la petite ferme des tortues de mer. Nous sommes accueillis par un vieux monsieur édenté, dont j'ai du mal à comprendre l'anglais, qui nous explique l'histoire de la ferme et son but : sauver les tortues blessées et faire naître des petites tortues qui seront relâchées par la suite. Alexandre est enchanté par les bébés tortues et ne se lasse pas de les regarder. Il est tout fier et heureux lorsque le monsieur lui permet d'en tenir une ! mais attention, ça mord !!!



Nous partons ensuite pour les Tobagos Cays. Navigation de 4 heures et sans soucis parmis les récifs grace à Maxsea.

Nous nous mettons au mouillage sur bouée, au Sud de l’îlot de Barradal… vision splendide d’une plage de sable fin sous un alizé soutenu.



Mais nous ne sommes pas les seuls : une trentaine de bateaux sont déjà là. A peine arrivé, nous sommes abordé par un boat-boy qui vend des T-shirts au logo « Tobago Cays ».

Nous mettons l’annexe à l’eau pour rejoindre la jolie petite plage et nous baigner du côté des récifs : j’espère y apercevoir pleins de poissons.

L’eau est bien chaude, c’est un régal ! Par contre, le vent souffle toujours à 20 nœuds et les vagues déferlent sur la petite plage. Je me mets à l’eau avec Alexandre mais je suis obligée de le tenir tellement les vagues sont agitées par le ressac. J’ai même du mal à avancer avec les palmes et en tenant Alex ! Enfin, nous voyons quelques poissons : essentiellement des poissons de sable, gris, allongés et de petites tailles, ainsi que deux poissons chirurgiens de belle taille. Après avoir joués avec les vagues, nous passons sous le vent de l’îlot : il y a là une réserve pour les tortues marines, matérialisée par un collier de bouées et où les annexes ne peuvent pas circuler. Nous en voyons trois d’assez près et j’ai aussi la chance d’apercevoir un poisson-coffre Zinga ! Avec sa petite bouche charnue, ses petites nageoires et son air perpétuellement étonné, c’est mon préféré ! Malheureusement, le temps que j’appelle Alex, il avait disparu. J’en verrai un autre au mouillage retour à Bequia, mais ça, je ne le sais pas encore.

Nous ne restons qu’une nuit aux Tobagos Cays car nous souhaitons remonter en Martinique avant que la météo se gâte pour pouvoir récupérer la fille de Claude qui viendra passer une semaine avec nous.

 

Lors de notre trajet retour, nous croisons un groupe de dauphins (les premiers que nous voyons depuis notre arrivée aux Antilles) qui nous ferons fête en jouant quelques minutes dans notre étrave. Nous mouillons à Rodney Bay vers minuit après avoir parcourus environs 80 milles au pré. Puis nous repartons au petit matin vers la Martinique, sans nous douter de ce qui nous attends.

 

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus