Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 11:57

ça y est, Mac Na Mara est au sec. Nous l'avons sorti de l'eau le 26 juin et mis au sympathique chantier Caudard de Vannes. Tout a été enlevé. Reste à finir de l'hiverner, déjà.
Juillet-août 2009 : reprise du boulot pour Claude dans la joie et la bonne humeur et grands préparatifs pour la mutation de Lyon sur Aix-en Provence. Pas beaucoup de temps à nous et encore moins pour le bateau !
A bientôt !

Par Les MacNaMarains
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 11:36

03 juin 2009 : tandis que je rejoins Alexandre chez sa Mamie en France, Claude et son nouvel équipage, composé de Yoyo et André, voguent vers l'île de Terceira. Une nuit de navigation et d'amarinage plus tard, ils sont à la marina de Angra do Heroismo.
Quelques jours de repos en attendant "la" fenêtre météo qui leur permettent d'assister à la fête de la ville et à une course de taureaux mouvementée dans les petites rues ! Jérôme de Ti-Punch a assuré devant la fureur animale et heureusement sans trop de casse !

Départ le 10 juin 2009 pour Vannes...
La mer est croisée et forte. Pluies, rafales et cargos se succèdent. Mac Na Mara croise la route de quelques dauphins et cachalots.
Accalmie vers le 14-16 juin mais toujours temps nuageux et longue et forte houle atlantique.
Le 18 juin, passage du rail au large de l'Espagne avec moteur à fond entre 2 cargos : 17 cargos croisés + 1 voilier !
Plus une baleine curieuse à 3 mètres du bateau !!!
Le 19, en vue de Belle-Ile, passage au travers d'une flotille de pêcheurs. Entrée dans le Golfe du Morbilhan.

Le 20 juin à 16h : arrivée au port de Vannes
Fin du voyage et retrouvailles en famille !!!

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Transat
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 17:59

Et voilà ! Nous avons honoré la tradition qui veut que l'on apose son logo sur la digue du port d'Horta :









Quelques photos de la belle ville d'Horta :

Le marché (les ananas sont une production locale)



Peter Café Sport





Porto Pim, quartier de Horta



Chevalier et Physalie



Le Centre Baleinier (batiment blanc au fond), converti en musée depuis la fin de la chasse en 1994. Les cachalots passaient sous une arche et étaient treuillés sur un plan incliné. De nombreuses physalies ont été jetées sur la plage par la dépression.


Photo d'époque



Le plan incliné


Par Les MacNaMarains - Publié dans : Açores mai 2009
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 11:41

Transat retour Saint Martin – Açores, mai 2009

 

Lundi 04 mai : ça y est ! nous partons enfin ! il était temps ça commençait à nous démanger… A priori, les conditions météo sont bonnes même si l’on sait que l’on devra faire pas mal de pré. Nous levons donc l’ancre avec notre bateau ami Eos où se trouvent Marc et son père, Christian. Comme on dit, l’union fait la force…

Cependant, nous allons traverser l’Atlantique Nord et pour le cas où nous l’aurions oublié, celui-ci se charge de nous le rappeler… nous sommes vite mis au parfum : le soir même, le ciel nous tombe sur la tête via l’apparition d’un méga grain orageux. Déluge à faire pâlir d’envie Noé, sous 30 nœuds de vent, et jusqu’au lendemain matin… Les jours suivants sont plus calmes (20 nœuds en moyenne) et surtout plus ensoleillés, ce qui nous permet de faire sécher nos habits.

 

Mercredi 06 mai : Eos file si bien dans le vent que nous perdons le contact VHF. Heureusement, nous avons de ses nouvelles par un autre voilier du nom de Nicoline. Avons vu un Fou de Bassan et un Paille en Queue.

 

Jeudi 07 mai : renforcement du vent et mer hachée. Nous nous apercevons que le bateau tape sérieusement dans la vague au pré : deux, trois fois d’affilée par minute, retentit un grand « sblammm » qui stoppe net le bateau dans sont élan. Toute la structure en est ébranlée. Nous ressentons les vibrations au cœur de nos entrailles, allant même jusqu’à nous provoquer des céphalées. Et oui, c’est un bateau à fond plat… Nous nous creusons tout de même la tête pour essayer d’atténuer le problème (on a l’impression que le bateau va s’ouvrir en deux à chaque fois !) : l’arrière du bateau est-il trop chargé ? Faut il déplacer les bidons de gasoil ? Changer la voilure ? Claude n’en dors pas de la nuit.

 

Vendredi 08 mai : victoire ! nous avons réussit à joindre Eos à nouveau à la VHF ! Marc nous annonce que sa grand voile est déchirée sous le troisième ri. Il va essayer de la recoudre dès que le vent tombera un peu. Tentative de pèche mais l’océan est plein d’algues brunes, j’abandonne. Cela me permets toutefois de les observer de plus près : elles ont des flotteurs minuscules et de fines feuilles allongées et dentelées mais pas de racine.

 

Samedi 09 mai : nous commençons à voir flotter des objets que l’on identifions que trop bien. Gros flotteur provenant de bateaux de pèche, filet de pèche dérivant, bouteille ou bidon en plastique… Nous ne savons pas encore que tous les jours nous verrons ce genre de déchet. Peu après avoir capté la météo marine quotidienne de RFI sur la BLU, Marc nous appelle en nous signalant qu’il va plonger pour regarder la prise d’eau de son moteur. En effet, celui-ci déclenche une alarme de surchauffe quand il essai de le mettre en route. Par acquis de conscience, nous essayons nous aussi de faire fonctionner notre moteur. Et là, horreur !!! le moteur cogne si fort que cela soulève le plancher du cockpit !!! On dirait qu’il va s’arracher de son socle ! on l’éteint de suite. Pas de doute, il doit y avoir quelque chose de coincer dans l’hélice. Claude plonge et effectivement dégage un cordage qui bloque l’hélice. Pourvu que le joint Saildrive ne soit pas endommagé. Nous remettons le moteur en route. Le bruit est normal et il n’y a pas de voie d’eau… ouf ! Nous reprenons la route avec notre bateau ami, Eos, qui est venu nous rejoindre. Ils ont réussit à trouver la panne de leur moteur. Joie partagée entre les deux bateaux.

 

Dimanche 10 mai – Mardi 12 mai : nous sommes dans la terrible Mer des Sargasses, sous les « Horses Lattitudes » surnommées ainsi car le vent y est si faible que les navires à voiles de l’ancien temps jetaient les chevaux par-dessus bord afin d’alléger le poids du navire et pouvoir sauver leur peau ! Nous sommes donc au moteur et j’en profite pour pécher et observer les Physalies. Ces gracieuses méduses présentent un flotteur transparent en forme de voile dentelée de couleur rose nacré à violet et de longs tentacules extrêmement urticants (gants obligatoires !). Il y en a des centaines autour du bateau, de 1 à 10 centimètres de long. Nous en verrons jusqu’aux Açores.



Physalie jolie...

Ces jours de marche au moteur nous permettent de nettoyer et ranger le bateau, nous doucher, nous reposer et lire. Si jusqu’à présent, c’était surtout salades variées (avocats, carottes râpées, maïs, coeurs de palmiers, etc), c’est maintenant le temps béni des quiches lardons, quiches thon - champignons, spaghettis forestières, omelettes baveuses, pot-au-feu (et oui, on commence à se geler le soir !) …

Nous parlons par VHF avec un homme charmant, Daniel, à la passerelle de son cargo de chargement de sucre et qui s’interroge sur la présence de tous ces voiliers allant aux Açores. Nous lui expliquons que c’est la meilleure saison pour effectuer cette traversée.

 

Mercredi 13 mai : le vent souffle à nouveau, cap à l’Est ! Jusqu’à présent, nous remontions vers le nord afin d’y trouver des vents favorables. Nous tentons de faire cap direct à présent malgré la dépression relative qui se forme à la place de l’anticyclone, au dessus de nos têtes. A la nuit tombante, le vent étant à nouveau nul, nous remettons en route le moteur. Catastrophe !!! le bruit est anormal ! A nouveau, il doit y avoir un déchet coincé dans l’hélice… Nous en informons Eos qui se rapproche de nous. Nous ne pouvons pas plonger, il fait nuit à présent. Nous décidons de nous mettre en « stand by » jusqu’à demain matin. Sans vent et sans moteur, ça balance drôlement à l’intérieur des bateaux mais qu’est ce que l’on dors bien !

 

Jeudi 14 mai : Claude plonge (mais en combinaison cette fois car il commence à faire froid surtout à 6 heure du matin !) et constate qu’il y a, à nouveau, un cordage et du plastique autour de l’hélice. Il dégage cette dernière et on remet le moteur en route : tout va bien cette fois encore… Nous partons vite fait car le roulis est important. Il pleut depuis hier soir et le vent se lève : nous remettons les voiles. Il faut se dépêcher de sortir de la zone dépressionnaire avant qu’elle ne se renforce. Bien entendu, le fichier météo « grib » ne correspond pas à la situation réelle…




Eos dans la houle
 

Vendredi 15 mai : nous sommes tout près du centre de la dépression. La mer devient forte, jusqu’à 4 m de creux. La longue houle qui s’est formée est impressionnante. Nous filons avec trois ris – trinquette sous les nuages bas et un ciel blafard et océans de plomb. Il fait très sombre même en plein milieu de la journée. L’anémomètre a été emporté durant une prise de ri. De 35 nœuds, on passe à zéro, ce qui est moins stressant finalement !!! Ca bouge bien dans le bateau alors, à la guerre comme à la guerre, ce soir je n’ai pas le cœur à cuisiner, ça sera raviolis en boîte ! Il va nous falloir être patient.



 

Samedi 16 mai – Dimanche 17 mai : le vent se calme un peu (moins de 30 nœuds) et l’état de la mer aussi. On sent que l’on s’éloigne de la dépression ; pourvu qu’elle ne monte pas au nord est comme nous ! Avons croisé une tortue adulte mais aussi un fût de 200 litres à moitié immergé, à 2 mètres du bateau… ça aurait fait un beau trou, ma foi ! Pour nous réconforter, une bande de dauphins vient jouer dans l’étrave.



 

Lundi 18 mai : le moral remonte d’autant plus vite que le soleil revient ! on en profite pour aérer et faire sécher les vêtements. Lavage de cheveux : ô bonheur ! Et comme une joie n’arrive pas seule, nous captons Eos de nouveau à la VHF. Grosse frayeur dans l’après-midi : une baleine sonde à 20 mètres devant l’étrave avant de plonger. Il va nous falloir redoubler de vigilance : cargos, déchets flottants et maintenant baleines…

 

Mardi 19 mai – jeudi 21 mai : vent soutenu (20- 25 nœuds d’après Eos) toujours d’Est, donc dans le nez, nous obligeant à tirer des bords. Nous attendons une bascule de vent d’Ouest pour dans 2 jours… Grains fréquents et orageux parfois. Nuits froides : j’ai à présent 6 couches en haut et 3 en bas. Baleine en vue à nouveau mais de loin. Des dauphins et des Physalies, nombreux. Et des oiseaux noirs qui volent à la manière des chauves-souris : peut être des Océanites. J’ai fait du pain à la farine de châtaigne et lardons : un régal !

 

Vendredi 22 mai : le vent est tellement tombé que nous envoyons le spi. Mais il a enfin changé de direction, passant d’Est au SE puis Sud et enfin à l’OUEST. Comme il y a des passages nuageux, nous optons ensuite pour le génois tangoné et la grand voile en ciseaux. Cependant, Claude détecte des fissures au pied du mat et bien que le gréement ait été révisé en Martinique avant de remonter, le mat bouge à nouveau et n’appuie pas assez sur l’avant. A surveiller… Au crépuscule, nous avons droit à un spectacle de dauphins : 10 sauts d’affilés coup sur coup par un des dauphins. Magnifique !

 

Samedi 23 mai – Dimanche 24 mai : enfin au portant ! temps ensoleillé. Avons vu trois cachalots côte-à-côte : jet d’eau puissant mais peu élevé, dos noirs, petit aileron dorsal.

 

Lundi 25 mai : moteur, Maestro !

 

Mardi 26 mai : terre en vue ! On distingue l’île de Faïal à environ 25 miles. Le vent se lève : génois – GV, on file à plus de 6 nœuds. De gros nuages noirs s’amoncellent peu à peu au dessus de nos têtes : une nouvelle dépression est annoncée sur les Açores. Nous arrivons dans le port de Horta vers 16 heures. Quel monde !!! On s’en doutait un peu à entendre les émissions VHF entre voiliers de différentes nationalités mais pas à ce point. Nous sommes en troisième position au quai d’accueil et Eos vient se mettre à nos côtés, en quatrième position. Le personnel de la marina est très serviable et décontracté. On nous trouve une place contre la mythique digue bariolée du nouveau port. Enfin arrivés ! Nous sommes soulagés d’être là et d’y être avant que le vent forcisse. Soirée joyeuse et chaleureuse au non moins mythique Peter Café Sport !!!




La belle ville de Horta, Açores



La digue barriolée de Horta, où chaque bateau se doit d'aposer son dessin



Le Mont Pico, sur l'île voisine, depuis Faïal





Marc, Christian, Jacquie, Claude... ils l'ont fait !


 

Fin de la première partie de la traversée retour. Deux amis équipiers viennent de nous rejoindre et ferons le trajet Açores – France avec Claude ; pour ma part, je prends l’avion le 1er juin pour rejoindre mon fils en Aveyron et soulager ma Maman d’un petit garçon plein d’énergie…

 

Au bilan de cette traversée :

-          une situation météo quelque peu anormale avec seulement 8 jours au portant sur 22 jours, un méga grain le premier soir et un anticyclone qui se transforme en dépression sur Est Bermudes… Heureusement que nous n’avions pas notre fils avec nous

-          pas de casse pour notre bateau de 2002 et 190 litres de gasoil consommés (ce n’est pas très écolo mais ça aurait pu être pire)

-          des déchets partout, tous les jours : flotteurs de pèche, filets, bidons plastiques et fût immergé, un néon ( !), des plaques de polystyrène et … des cordages dans l’hélice par deux fois !

-          aucun poisson de pêché et nous ne sommes pas les seuls voiliers à l’avoir constaté

-          des Physalies partout et des Dauphins et des Baleines surtout à l’approche des Açores.

 

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Transat
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 10:53

Saint Martin, fin avril 2009

Remontée « express » vers Saint Martin : arrêt d’une nuit à la Anse à la Barque (Guadeloupe) puis dans la Baie de Jolly Harbourg (Antigua) bondée pour cause de la Semaine d’Antigua. Nous n’avons pas le temps de nous attarder à cette rencontre mythique de voiliers.

Nous arrivons le 26 avril devant la partie Hollandaise de Saint Martin et mouillons là nuitamment. Nous souhaitons en effet emprunter l’étendue d’eau intérieure de l’île pour passer du côté français ; cela nous fera gagner quelques heures. Le lendemain, le pont d’accès s’ouvre enfin et nous nous engouffrons dans la passe, suivi ou précédé de bateaux imposants. Louvoyant entre les traîtres bancs de sable, nous atteignons Port La Royale.



Mac Na Mara et Eos dans la marina de Port La Royale

Il s’agit en fait d’un minuscule port bordé de restaurants et boutiques de luxe français, rappelant un peu la marina de la Pointe du bout en Martinique mais en beaucoup moins sympathique ! en effet, malgré le sympathique accueil de la capitainerie, un bref tour en ville nous met au parfum illico : beaucoup de bâtiments sont en mauvais état, la plupart des autochtones parlent anglais et bien peu français (même les bus scolaires sont de type anglo-saxon !) et surtout la tension est palpable entre blancs et noirs… Heureusement, notre bateau ami Eos est là depuis quelques temps déjà et c’est la joie des retrouvailles ! Nous y resterons une semaine, le temps de faire les derniers préparatifs et avitaillement (le supermarché du coin est très bien achalandé en produits et surtout vins français ; on y trouve même de la Mondeuse !).

 
Bus scolaire de St Martin

Samedi soir, nous fêtons mon anniversaire avec l’équipage d’Eos (avec un jour d’avance car nous allons nous mettre au mouillage le lendemain matin). Je n’oublierai jamais cette fête improvisée au dernier moment, sans chichis, où nous avons eu droit à un duo de guitares endiablé et où nous avons braillé comme des ânes plus que chanté afin de concurrencer nos amis et voisins norvégiens !

Dimanche 3 mai : journée d’anniversaire à gratter la coque du Mac Na Mara dans une eau turquoise des plus limpides. Nous sommes en effet au mouillage dans la baie de Marigot. Claude est dispensé pour cause d’épanchement de synovie au coude. La tension monte car c’est demain que nous partons pour LA GRANDE TRAVERSEE !

 

Sortie de Port La Royale

 

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 00:15

En cette mi-mars 2009, nous profitons de notre séjour à la Marina du Bas du Fort, en Guadeloupe, pour visiter le Fort Fleur d’Epée, proche de la Marina. La vue depuis le Fort est splendide et embrasse Basse Terre et la Soufrière (1467 m), les Saintes et Marie Galante. Le Fort Fleur d’Epée, construit selon les conceptions de Vauban, est daté de la fin du XVIIIième siècle et n’a jamais servi dans la lutte contre les Anglais car sa construction s’est achevée trop tard. En effet, la dernière invasion Anglaise est datée de 1810 à 1815. Le Fort tiendrait son nom de celui d’un officier l’ayant gardé.


Depuis le Fort Fleur d'Epée, la Soufrière sous les nuages.

Nous visitons également le très intéressant Musée du Rhum, tenu par la distillerie Reimonenq à Sainte Rose, dans le Nord de Basse Terre. Nous nous baignons au retour dans la belle cascade Acomat, au sud de Pointe Noire.

Le Parc Archéologique des Roches Gravées, proche de Trois Rivière, témoigne de la présence des indiens Caraïbes. La visite guidée nous fait toucher du doigt la religion et la culture des indiens et nous décrit les différentes espèces de plantes, d’arbres et d’épices que l’on trouve à la Guadeloupe (Balisiers, Vanille, Bois d’Inde, Muscade, café et cacao, Roucous dont s’enduisait les indiens…).

Avant de partir pour Terre de Haut des Saintes, notre route croise brièvement celle du grand navigateur Jacques Riguidel, vainqueur en 2008 d’un tour du Monde par les 3 caps sans énergie fossile et en solitaire. Respect…

Nous appareillons le 30 mars pour la troisième plus belle baie classée au Patrimoine de l’UNESCO : celle du Bourg, commune de Terre de Haut des Saintes. Nous retrouvons avec joie l’équipage d’Eos qui vient de la Martinique. Nous nous promenons dans un village coloré très touristique où le scooter est roi. A pied, on peut cependant aller partout et ça pollue moins tant au niveau olfactif que sonore ! Ensemble, nous visitons le Fort Napoléon dont la particularité est d’être peuplé d’iguanes. Alexandre sera le seul à poser des questions à notre sympathique guide qui nous retrace au pas de charge l’histoire des Saintes ; bravo Bibou !


Iguane grimpeur dans un trou de mur du Fort Napoléon

Nous alternons visite à pieds de l’île, baignades, resto et apéro… Une petite randonnée nous amène au point le plus haut de l’île (309 m !), le Morne du Chameau. Côté nord, en contrebas, s’étends la baie superbe, l’îlet à Cabrit et les orgues basaltiques du Pain de Sucre ; plus loin, la pointe sud de la Guadeloupe est majestueuse. Côté nord, on distingue dans le lointain la Dominique et, plus proche, Grand Ilet des Saintes avec son lac d’eau saumâtre.

 
La plus belle baie....


Le plus beau papillon...

Nous quittons Les Saintes pour Marie Galante le 3 avril en compagnie d’Eos. Nous mouillons dans le minuscule port de Grand Bourg où accostent deux gros ferries. Les manœuvres d’appareillage d’un des deux ferries nous font froid dans le dos tellement il est proche du tableau arrière de notre bateau ! Marie Galante est une île parfaite pour le repos, beaucoup moins touristique que sa voisine Les Saintes, et ô combien accueillante ! Les plages d’Anse Canot au NW et de Capesterre-de-Marie-Galante au SE sont, à mon avis, les plus belles de la Guadeloupe.


La plus belle plage (Anse Canot, Marie Galante)


 
Les plus beaux Lambis (abandonnés sur le port de pèche de Grand Bourg)


Le plus beau... dessin à la devanture d'un café à Grand Bourg

Nous quittons à regrets nos amis d’Eos, qui vont poursuivre en direction de Saint Martin, pour ramener le bateau à la Marina de Bas du Fort. En effet, nous allons le laisser là une dizaine de jours, le temps d’effectuer un aller-retour express en métropole, de laisser Alexandre à sa Mamie et d'attraper un rhume !

Samedi 25 avril 2009 : nous voici de retour sur le bateau. Tout est ok et l’avitaillement est fait. Nous nous préparons à remonter vers Saint Martin, où nous espérons retrouver les équipages des bateaux Eos et Yapuka, avant de nous lancer dans la traversée retour vers les Açores.

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 16:36

Les Saintes – mars 2009

 

Partis de Saint Pierre en Martinique à 4 heures du matin, nous longeons la côte sous le vent de la Dominique et arrivons dans l’archipel des Saintes vers 19h, juste avant une longue houle de nord. Nous sommes au mouillage de Anse Fideling sur Terre de Bas des Saintes.

Cet un charmant mouillage bien que rouleur. Nous sommes accueillis par un trio de pélican bruns peu farouches qui ont élus domicile sur un arbre surplombant la anse. L’eau est turquoise. Il y a moins de variétés de poissons qu’aux Anses d’Arlet, en Martinique, mais nous verrons deux petits diodons ainsi que des poissons Sergents Majors, des Mombins, des petits poissons tout noirs (Demoiselle ?) et des Chirurgiens.

 

 

Les petits diodons sont semble t’il très fréquents en Guadeloupe ; d’ailleurs, j’en photographierai plusieurs dans le port de Pointe-à-Pitre ! Les pêcheurs les chassent pour les vendre comme lampions séchés aux touristes car ils ont la particularité de se gonfler en hérissant leurs épines.  

 


 

En visitant à pied Terre de Bas, nous tomberons nez-à-nez avec un splendide iguane vert fluo (évidemment, je n’avais pas pris l’appareil photo !).  Ce qui est impressionnant, et qui m’a fait avoir un frisson d’inquiétude, c’est la rapidité à laquelle il s’est enfuit en se tortillant comme un reptile… Les iguanes dorment généralement à la cime des arbres. L’île est aussi la patrie des chèvres. Il y en a partout, généralement attachées à un pieu, avec leur chevreau gambadant à proximité.



Nous avons peu de contact avec les habitants ; beaucoup sont âgés et peu souriant, comme s'il avaient la tête ailleurs... sinon les plus jeunes n'ont pas l'air stressés. Les Saintes connaissent peut être trop de tourisme...


Terre de Bas est une île assez vallonnée, avec des falaises trouées de belles plages par endroit. En arrivant au bourg principal, nous sommes ravis par la beauté de la petite plage de sable fin de la côte au vent. Nous y reviendrons nous baigner et nous amuser au milieu des rouleaux.

 

 

 

Nous retrouvons avec grand plaisir l’équipage de Yapuka et c’est l’occasion pour Alex (tant attendue !) de jouer à nouveau avec Malouen et Titouan.

 

 

La Guadeloupe – mars 2009

 

Ayant amarré le bateau à la Marina de Bas du Fort, près de Pointe-à-Pitre, nous louons une voiture pour visiter la Guadeloupe.

 

Le premier jour, nous partons en direction de Basse Terre et empruntons la route de la Traversée. Nous roulons et gravissons petit à petit les premiers reliefs, couverts d’une végétation luxuriante. Première escale à la très touristique cascade de l’écrevisse : après avoir parcouru les cent mètres du petit chemin pavé et humide qui longe la rivière, nous débouchons sur une cascade d’environs 5 mètres de haut et sa piscine naturelle. Quelques personnes se baignent là malgré la fraîcheur de l’eau.

Nous poursuivons vers notre seconde étape : le parc des Mamelles ! Ainsi dénommé en raison de sa proximité avec les pics du même nom qui délimitent le passage du versant Est au versant Ouest de Basse Terre.

Le parc des Mamelles, dans son écrin de verdure, nous fait découvrir les espèces endémiques spécifiques à l’île tels les racoons ou ratons laveurs et l’iguane ainsi que des espèces plus communes comme la mangouste et l’oiseau sucrier, petit passereau au ventre jaune et dos noir qui s’aventure souvent dans les maisons à la recherche de sucre ou fruits sucrés et qui récrimine s’il n’en trouve pas !

 

Le racoon est un animal très propre malgré l’odeur de fauve qu’il dégage : il a la particularité de laver les fruits avant de les manger. Avec sa fourrure épaisse, il a l’air d’une peluche mais il est impossible à apprivoiser.

 

 

 

 

 

La mangouste a été importée d’Asie afin de lutter contre les rats dans les plantations. Elle s’est rapidement attaquée aux poulaillers et aux œufs d’oiseau. Aujourd’hui, elle prolifère.

 

 

 

 

Iguane peu coloré :

 

 

 

 

Sucrier à ventre jaune :



 

Nous finissons la visite par un parcours dans les arbres, près du sol pour les enfants et à environs vingt mètres pour les grands.

 

 

 

 

Nous reprenons la route en direction des villes Basse-Terre et de Saint Claude, au pied du volcan de La Soufrière. Les plages de la côte Ouest sont plutôt grises et faites de galets. Nous montons ensuite le long d’une route étroite et sinueuse. Enfin, nous arrivons aux terminus de la route d’accès du volcan : les Bains Jaunes. Juste à côté du parking, se trouve un bassin quadrangulaire d’une dizaine de mètre de long réputé pour ses eaux chaudes et soufrées. En effet, en plongeant la main dans l’eau, c’est tiède et l’air des environs est embaumé. Nous faisons une courte balade à pied sur un chemin pavé qui nous permet de sortir de la végétation et d’admirer de plus près le volcan. Nous n’irons pas plus loin car il est déjà 17h passées et la nuit tombe vite (il n’y a plus de lumière à 18h30).

 

  La Soufrière, volcan sous haute surveillance

 

Le deuxième jour, nous allons en direction de Grande Terre. Les plages côté sud sont de sable fin et blanc, bordées de cocotiers de cartes postale. C’est à Sainte Anne, haut lieu du tourisme de masse, que se trouve la plage la plus fréquentée : retraités hyper bronzés , vacanciers pâlichons, familles . Nous photographierons heureusement d’autres espèces animales bien plus gracieuses : des pélicans bruns sur un bateau de pêcheur.

 

 

 

La plage de Ste Anne :

 

 

Nous roulons ensuite vers Saint François dont les plages sont plus sauvages.  

 

 

Et nous nous baignerons à Le Moule ! Peu de sable blanc et beaucoup de récifs coraliens mais tout cela fût bien agréable...

 

 

 

 

 

 

Nous avons également visité le petit mais intéressant aquarium du Gosier, près de la Marina où nous sommes actuellement. Il est sans prétention et renseigne bien sur toutes les espèces présentent à la Guadeloupe. Et nous bricolons activement pour préparer la transat retour !

Prochaines étapes : les Saintes à nouveau (nous n'avons pas vu Terre de Haut), Marie-Galante, Saint Barth, Antigua et Saint Martin.
Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 23:32

De retour des Grenadines, nous allons passer la nuit au joli mouillage de Sainte Anne, à l’entrée de la baie du Marin. Comme il nous faut effectuer les formalités douanières, nous devons aller à la marina du Marin ou à Fort de France. Mais c’est l’arrivée de la Transquadra au port du Marin, course en solitaire ou en binôme réservée aux marins de 40 ans et plus, et celui-ci est archi-bondé. Nous trouvons heureusement de la place au port de la Pointe du Bout dit aussi des Trois Ilets, dans la baie de Fort de France. 

Bien amarrés au ponton B1 du port des 3 Ilets ce mardi 10 février, nous allons nous ravitailler à la superette du coin. Bizarre, bizarre, le magasin est presque vide... comme s’il allait fermer pour changer de propriétaire : plus aucune boîtes de conserves, aucun laitages, seuls quelques produits ménagers se battent en duel. C’est ainsi que nous apprenons qu’une grève est déclenchée depuis 5 jours…

Grève générale en Martinique mais aussi en Guadeloupe depuis 4 semaines pour eux. Ici, cela signifie que les pompes à essence sont prises d’assaut, avec des queues de centaines de mètres. Et bien sûr, toutes les grandes enseignes alimentaires type Carrefour, Champion, ED, Leader Price et autres magasins sont fermés.

Nos réserves alimentaires sont à un niveau assez bas après 10 jours dans les Grenadines où nous ne nous sommes pas approvisionné car c’était très cher. Comment faire ? Nous comptions également faire la clearence à Fort de France mais le service de navette est suspendu.

Après 2 jours à écouter RFO pour essayer de comprendre, la mère poule que je suis commence à s’inquiéter : comment va-t-elle nourrir son piou-piou de fils ? Cela dit, la boulangerie est encore ouverte (ainsi que la pharmacie et le buraliste, ce qui nous permets d’avoir des infos) et il me reste de la farine. Je commence à monter une stratégie de prospection : je fais mon tour du petit bourg tous les matins, en allant chercher du pain et en passant par les lieux clés tel la superette et le magasin de produits locaux Pomme Cannelle.

C’est ainsi que je découvre, le jeudi matin, qu’une dame vend des fruits et légumes non loin de la capitainerie. Bien sûr, le prix des produits a effectué un bond significatif : 3,50 euros le kilo de tomates au lieu de 2,50 euros/kg au marché avant la grève. Sachant que la revendication première, légitime, de la grève est le prix des produits de base qui sont bien plus cher qu’en métropole (6,50 euros/kg de tomates dans les supermarchés avant la grève !), ça fait un peu rigoler. Autre signe avant coureur de détente relative : les camions poubelles recommencent à circuler et enlèvent les monceaux de détritus accumulés. Enfin, une file d’attente s’est constituée devant la superette et les personnes entrent au compte-goutte, sous la direction du vigile de la superette. Je prends ma place dans la file. Après 20 minutes d’attente, j’entre enfin : le magasin a bien été approvisionné mais il y a déjà, face aux deux caisses, une file d’attente jusqu’au mur du fond ! Me voilà prévenue… Eau en bouteille, briques de lait, laitages et boîtes de conserve sont prises d’assaut. Il n’y a pas de viande ni de surgelés cependant. Me voilà stoppée après quelques mètres : la file d’attente s’est allongée et fait 1 fois et demie la longueur du magasin : je mettrai 1 heure à effectuer les 30 mètres d’attente, nous déplaçant 10 cm par 10 cm. Heureusement, l’ambiance est relativement détendue, les gens sont patients et se parlent. Il n’y a qu’aux alentours de midi qu’une altercation se déclenchera aux caisses pour un problème dépassement non signalé. Enfin, le frigo et les coffres étant un peu plus remplis à présent, mon moral remonte en flèche !

Autre souci à présent : Mélanie, la grande sœur d’Alexandre, doit arriver dimanche pour une semaine de vacances, comment la réceptionner ? Nous comptions louer une voiture mais les loueurs ne veulent pas céder leurs voitures : ils ont peur que les gens les abandonnent sur le bord de la route une fois le réservoir vide… Comme cela fait plusieurs fois que nous venons au ponton B1 (le plus sympa de la Martinique), Charles et Monique qui habitent là, sur leur bateau, depuis 27 ans nous proposent d’accompagner Claude à l’aéroport et de ramener Mélanie.

Toujours à ce ponton (le plus sympa de la Martinique!), nous faisons la connaissance de l’équipage d’Eos, un agréable pour ne pas dire sympathique couple originaire d’Arles avec trois enfants à bord dont un garçon du même âge qu’Alexandre (5 ans). Enfin un copain pour Alex qui est ravi ! Nous échangeons nos expériences respectives de navigation autour de chaleureux apéro-dinatoires (ils sont passés par Gibraltar puis transat directe depuis les Canaries). Nous échangeons aussi nos infos de la grève et c’est ainsi que nous apprenons qu’ils se sont fait mettre à la porte d’un des restaurant du port, le dimanche midi, aux cris de « dehors les nantis » : un groupe de jeunes gens a, en effet, fait irruption, obligeant les clients à partir et le restaurant à fermer.

Lundi 16 février : la rotation des navettes maritimes assurant la liaison avec Fort de France reprends avec un service minimum. Nous sautons sur l’occasion pour aller faire la clearance à la capitale. En effet, nous aurions dû effectuer nos formalités de douanes depuis presque une semaine. L’équipage d’éos nous accompagne car ils sont en manque de couches pour la petite dernière de 16 mois (ils envisageaient même d’aller se ravitailler sur l’île de Ste Lucie, comme certains voiliers de coin).

A Fort de France, nous réussisons à effectuer la clearance et même à nous ravitailler au champion du centre-ville, où nous retrouvons l’équipage d’éos. L’entrée dans le supermarché se fait au compte-goutte et presque en catimini, les vigiles ayant peur que les manifestants arrivent tout de go pour faire fermer le magasin. A l’intérieur, le gérant nous presse de faire nos courses et de rejoindre les caisses sans tarder ! Passé ce moment de folie digne de scènes de l’ancienne URSS, nous nous retrouvons tous autour d’une bonne crêpe dans un estaminet non fermé. Plus tard, au parc (car il faut bien attendre l’heure de la seule navette de retour), nous verrons passer la manifestation du jour, menée au pas de charge par des tambours et les chants d’une centaine de manifestants.

Nous partons les jours suivant aux Anses d’Arlet afin de montrer les poissons exotiques à Mélanie. Quelle joie de s’aérer la tête et de plonger parmi ces poissons peu farouches ! Malgré le déversement quotidien des touristes des catamarans de location, les poissons les plus divers et les plus colorés (ainsi que d'autres animaux) sont là :
tortues vertes, étoiles de mer à dessins jaunes, calamars graciles aux reflets irrisés roses et verts et aux gros yeux, poulpe fébrile et timide, Balaou au long rostre et qui nagent juste sous la surface de la mer, poissons Ange (noirs à fines rayures jaunes fluo), poissons Sergent Major, anguilles (ça ressemble à un serpent à rayures !), poissons Chirurgiens (adultes bleus et juvéniles jaunes pétard), monbins rouges, raie torpille, Baliste Cabrit, Girelle tête bleue, petite murène, poisson trompette qui nagent la tête en bas, Gorette jaune, magnifiques poissons perroquets tricolores, petites Demoiselles queue jaune ayant un sens de la propriété très développé, Barbarins et top de chez top, je réussi à voir un adorable petit poisson-coffre Zinga et deux énormes Diodons de roche dont la grosse tête placide est tout de même un peu inquiétante ! Ils évoluent autour de gros rochers recouverts de corail cerveaux et d'éponges de mer rouges ou jaunes.



De retour au port de 3 Ilets, nous réussissons, avec l’équipage d’Eos, à louer enfin une voiture en prévision de ramener nos adolescentes respectives à l’aéroport. Nous en profitons également pour montrer la belle plage des Salines à Mélanie, non loin du Marin, et retrouver d’autres membres de la famille qui ont loués pour deux semaines à Cap Chevalier.

En cette quatrième semaine de grève, la situation évolue peu : les stations services ouvrent sous la garde des gendarmes et il y a 1 heure et demi d’attente en plein cagnard (vécu par l’équipage d’Eos, avec petites bouteilles d’eau vendues 2 euros aux automobilistes), les grands supermarchés restent fermés (avec accès barré par une carcasse de voiture et des piles de pneus comme nous l’avons vu au Marin). Notre superette du port ouvre jusqu’à épuisement des stocks puis ferme totalement jusqu’au prochain ravitaillement, la réouverture donnant lieu à nouveau à des queues et des entrées au compte-goutte…

Mais le temps passe vite et peut être est-il temps pour nous d’aller visiter les îles au nord de la Guadeloupe : Dominique et les Saintes…

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 22:02

Les Grenadines de Saint Vincent – Février 2009

 

Nous partons de la Marina de la Pointe du Bout, Trois Ilets, Martinique, en direction de l’île de Bequia (prononcer « Békoué ») qui fait partie des Grenadines de Saint Vincent.

 

Nous mettrons un jour et une nuit pour atteindre Port Elisabeth, principal mouillage de Bequia et point de passage obligé pour les formalités de douane et d’immigration. Nous avons longé de nuit l’île de Ste Lucy et de St Vincent. La navigation s’est révélée parfois sportive avec en moyenne 25 nœuds de vent au travers et 2 mètres de creux dans les canaux, entre les îles, alors que nous avons dû mettre le moteur lorsque nous étions sous le vent des îles ! Arrivée sur les « chapeaux de roues » à Bequia, au pré, avec 30 nœuds de vent et une mer creuse et courte. A l’entrée du mouillage de Port Elisabeth, nous sommes attendus par un « boat-boy » qui nous escorte jusqu’à une bouée. Nous étions au courant de cette pratique et nous ne sommes donc pas surpris. En effet, afin de préserver les fonds marins, d’obtenir une recette substantielle des touristes et de fournir du travail aux locaux, l’amarrage sur bouée est payant. Les « boat-boys » sont des hommes, munis de bateaux en bois peints de couleurs vives et ayant un moteur hors-bord puissant, qui aident les plaisanciers lors de l’amarrage sur bouée, qui font office de taxi sur l’eau, qui vous fournissent la langouste locale ou du pain selon vos besoins et moyennant pourboire.

 

L’île de Bequia est petite (10 km2), avec tout de même un peu de relief. Les gens sont affables et, bien qu’habitués aux touristes, ils ne les harcèlent pas. Les taxis et les vendeurs de T-shirts sont nombreux aux abords du ponton d’amarrage des annexes. On se fait interpeller par les conducteurs de taxi mais de manière simple et sans insistance. Comme nous nous plaisions à ce mouillage, nous restons quelques jours. Nous avons ainsi le plaisir de voir évoluer deux pélicans bruns de très près ! Il viennent se nourrir tout les soirs, à la même heure, près de la plage et nullement incommodés par les plaisanciers sauf si on approche de trop près avec l'annexe !






Nous en profitons pour visiter la ferme des tortues et, par la même occasion, avoir un aperçu de l’île en la traversant pour aller à cette ferme.

Le tracé des routes, en béton, est sommaire : une croix raliant les quatres points cardinaux. Il n'y a parfois que la place du taxi pour passer entre deux palissades de végétation dense et colorée. Les fleurs abondent et émaillent le paysage d'où émergent de grands cocotiers et des villas que l'on devine somptueuses. Il est vrai que Bequia est tout à côté de Mustique, l'île aux milliardaires tels M. Jagger et la Princesse Anne... Le tourisme "select" sur chaque île des Grenadines s'est développé et l'on trouve un hôtel 5 étoiles sur chacune.

Nous arrivons à la petite ferme des tortues de mer. Nous sommes accueillis par un vieux monsieur édenté, dont j'ai du mal à comprendre l'anglais, qui nous explique l'histoire de la ferme et son but : sauver les tortues blessées et faire naître des petites tortues qui seront relâchées par la suite. Alexandre est enchanté par les bébés tortues et ne se lasse pas de les regarder. Il est tout fier et heureux lorsque le monsieur lui permet d'en tenir une ! mais attention, ça mord !!!



Nous partons ensuite pour les Tobagos Cays. Navigation de 4 heures et sans soucis parmis les récifs grace à Maxsea.

Nous nous mettons au mouillage sur bouée, au Sud de l’îlot de Barradal… vision splendide d’une plage de sable fin sous un alizé soutenu.



Mais nous ne sommes pas les seuls : une trentaine de bateaux sont déjà là. A peine arrivé, nous sommes abordé par un boat-boy qui vend des T-shirts au logo « Tobago Cays ».

Nous mettons l’annexe à l’eau pour rejoindre la jolie petite plage et nous baigner du côté des récifs : j’espère y apercevoir pleins de poissons.

L’eau est bien chaude, c’est un régal ! Par contre, le vent souffle toujours à 20 nœuds et les vagues déferlent sur la petite plage. Je me mets à l’eau avec Alexandre mais je suis obligée de le tenir tellement les vagues sont agitées par le ressac. J’ai même du mal à avancer avec les palmes et en tenant Alex ! Enfin, nous voyons quelques poissons : essentiellement des poissons de sable, gris, allongés et de petites tailles, ainsi que deux poissons chirurgiens de belle taille. Après avoir joués avec les vagues, nous passons sous le vent de l’îlot : il y a là une réserve pour les tortues marines, matérialisée par un collier de bouées et où les annexes ne peuvent pas circuler. Nous en voyons trois d’assez près et j’ai aussi la chance d’apercevoir un poisson-coffre Zinga ! Avec sa petite bouche charnue, ses petites nageoires et son air perpétuellement étonné, c’est mon préféré ! Malheureusement, le temps que j’appelle Alex, il avait disparu. J’en verrai un autre au mouillage retour à Bequia, mais ça, je ne le sais pas encore.

Nous ne restons qu’une nuit aux Tobagos Cays car nous souhaitons remonter en Martinique avant que la météo se gâte pour pouvoir récupérer la fille de Claude qui viendra passer une semaine avec nous.

 

Lors de notre trajet retour, nous croisons un groupe de dauphins (les premiers que nous voyons depuis notre arrivée aux Antilles) qui nous ferons fête en jouant quelques minutes dans notre étrave. Nous mouillons à Rodney Bay vers minuit après avoir parcourus environs 80 milles au pré. Puis nous repartons au petit matin vers la Martinique, sans nous douter de ce qui nous attends.

 

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 00:17

Sainte Lucie – Deux pitons - semaine du 22 janvier 2009

 

La Marina de Rodney Bay (Nord de Ste Lucie) est un endroit privilégié, gardé par un service de sécurité de 6 personnes, aux pontons flambant neufs et dont le bar présente l’immense avantage d’avoir une petite piscine dont l’eau est délicieusement à cette température idéale qui ne nécessite pas de se concerter avec soi-même pendant 3h pour savoir si on se baigne ou pas. Nous avons donc profité de cette dernière pour accélérer les cours de natation d’Alexandre et maintenant, grâce à son papa, il sait réellement nager !!! Nous en sommes très fiers mais surtout cela nous rassure par rapport au fait qu’il tomba à l’eau (juste avant de partir pour Ste Lucie, il était tombé à l’eau au ponton du port du Marin et pour la première fois sans gilet… Heureusement Claude, qui était sur le pont du bateau, l’a entendu tomber et s’est précipité).

 

Le niveau de vie ici est bien plus bas qu’à la Martinique. Comme je l’ai déjà signalé, il semble y avoir une vie à deux vitesses : les touristes riches et les blancs qui habitent les somptueuses et grandes habitations d’un côté et les noirs qui vivent dans des cases en bois parfois d’une seule pièce.

Il y a énormément de rastas de tous âges et la drogue semble très présente. Il y a même des T-shirts qui plaisante à ce sujet : rastas à gros nez en train de fumer en face d’un touriste anglo-saxon avec le logo « same shit, different island »… Il n’est pas rare de voir sur les barques locales des dessins d’Hailé Sélassié, d’un lion aux couleurs jaune, vert, rouge avec la formule adéquate concernant Zion et Jah.

 

Tous les jours dans la Marina, des « boat-boys » passent avec leur barque et proposent leurs service : vendeur de fruits (nous avons goûté à la noix de coco et au jus qu’elle contient qui n’est pas beaucoup de saveur) ou laveur de bateau. Comme nous avons refusé leur service, ces derniers ont dit « tu veux pas nous donner de travail ou quoi ? »…

 

Après avoir exploré les environs immédiats de la Marina de Rodney Bay, et notamment la pointe Pigeon Island qui est une toute petite réserve naturelle où se trouvait un fort du XIXème siècle et où il y a un beau point de vue sur la baie, nous avons pris un taxi collectif pour visiter la capitale, Castrie, à environs 10 km de là. Le marché local à fruits et légumes (et herbes à médecines et vodou) est le plus grand que j’ai vu jusqu’à présent (surface d’environ 30 m par 50 m). Il jouxte un marché couvert encore plus grand rempli de T-shirts, colliers en marcasite et autres produits pour touristes. On est surpris par tout cet étalage très ciblé mais on comprends mieux quand on lève le nez : surplombant les maisons de toute sa hauteur, émerge l’avant d’un immense paquebot. En fait, il y avait trois énormes paquebots qui trônaient au milieu de la baie, contre le quai jouxtant la ville.







Nous avons déjeuné dans un petit centre commercial moderne, dans une échoppe où les dames étaient très gentilles.

L’après-midi, nous avons visité la grande cathédrale très curieuse de la ville. Nous nous sommes ainsi mis à l’abris d’une trombe d’eau ! La cathédrale a une charpente métallique et des panneaux en bois peints. Elle est très pimpante avec ses beaux vitraux représentant la vierge et l’enfant à la peau noire. Elle a l’air très active aussi avec ses banderoles modernes. Une dizaine de personnes priaient à l’intérieur, de tous âges.




Retour à Rodney Bay Marina, après un goûter dans un café servant un délicieux gâteau nommé « german cheese cake » bien riche en crème !

 

Le lendemain, nous avons loué une voiture pour aller près de la ville de Soufrière, aux pieds des deux pitons qui sont l’emblème du pays.

Le temps était très pluvieux. Nous avons traversé des villages certes pittoresques mais où beaucoup de maisons sont des cases de bois. C’était un peu oppressant, surtout qu’à chaque point de vue, on était assaillit par des rastas voulant nous vendre des colliers et autres babiolles. Alexandre a ainsi hérité d’une jolie petite tortue en pierre (5 dollards US tout de même !).

En arrivant sur Soufrière, nous avons un beau point de vue sur les 2 pitons, montagnes pointues qui sont l’emblème du pays et patrimoine mondial de l’UNESCO.

Peu après avoir traversé Soufrière, modeste bourgade, nous arrivons au Diamond’s Falls and Botanical Garden. Ce jardin a été édifié par Louis XIV ! Il est très bien entretenu et nous admirons les fleurs exotiques les plus variées, avec notre indispensable parapluie néanmoins… Un guide présente les fruits et légumes locaux à un groupe de touristes et nous en profitons pour écouter. Nous pouvons ainsi mieux voir la noix de muscade fraîche entourée de son filet rouge et les fèves de cacao. Nous arrivons ensuite à une petite piscine d’eau naturellement chaude provenant du volcan proche et qui servait de bains thérapeutiques. La cascade d’où tire son nom la propriété est un peu décevante car elle ne fait qu’environ 10 m de haut. Mais le jardin valait amplement le détour.





Puis nous repartons en voiture direction les Sulphur Springs, non loin de là. Il s’agit d’une faille, alimentée par une chambre magmatique proche située à 2 km en profondeur, qui émet des gaz soufrés (ça pue l’œuf pourri !) dans un gargouillement d’eau boueuse. En effet, de l’eau est injectée vers la chambre magmatique, se réchauffe et se charge en soufre à une température de 300°C. La vapeur d’eau qui en sort est turbinée pour faire de l’électricité.

 

Nous rentrons fourbus de tant de route en voiture (environs 100 km de route tortueuse en pas toujours bon état, avec une conduite à gauche).

 

Mis à part la luxuriance de la végétation, desservie par une pluviosité certaine, et la beauté des paysages, nous retenons de Sainte Lucie que s’est un pays pauvre dont l'industrie principale reste le tourisme. A côté de ça, on voit bien que la Martinique qui a une industrie spécifique semble privilégiée et c’est tant mieux car c’est une belle île et les gens sont très accueillants. Contrairement au Cap Vert, nous avons été beaucoup harcelé par des vendeurs de gadgets à touristes. Cela nous a laissé une impression un peu décevante de l’île.

Par Les MacNaMarains - Publié dans : Antilles 2009
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